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Chapitre 4 · 1968-1999

1968-1999, la crise du quartz et le choix de la mécanique

1968-1999, la crise du quartz et le choix de la mécanique

Pendant que l'horlogerie suisse traverse la crise du quartz, Rolex participe aux recherches électroniques, lance sa propre montre à quartz, puis choisit de rester fidèle à la montre mécanique. À la fin du siècle, elle commence à fabriquer elle-même presque tout.

Le quartz, une parenthèse maîtrisée

À la fin des années 1960, Rolex fait partie des maisons qui financent le Centre électronique horloger de Neuchâtel et son mouvement à quartz Beta 21. Il équipe en 1970 la référence 5100, une montre en or produite à environ un millier d'exemplaires. En 1977, la marque lance l'Oysterquartz, animée par des calibres à quartz conçus par Rolex, en versions Datejust et Day-Date. Elle restera au catalogue jusqu'en 2001, mais Rolex fait le choix stratégique de la mécanique, son domaine d'excellence.

La deuxième génération des Professionnelles

En 1971, l'Explorer II s'adresse aux spéléologues et aux explorateurs polaires : son aiguille des 24 heures et sa lunette fixe graduée permettent de distinguer le jour de la nuit. En 1978, la Sea-Dweller 4000 est étanche à 1 220 mètres. En 1982, la GMT-Master II permet de régler l'aiguille des heures indépendamment des minutes et de l'aiguille des 24 heures, ce qui simplifie les changements de fuseau.

À partir de la fin des années 1970, le verre saphir et les calibres à 28 800 alternances par heure, à date rapide, entrent dans les collections. Au milieu des années 1980, Rolex adopte pour ses boîtiers l'acier 904L, très résistant à la corrosion, qu'elle appellera plus tard Oystersteel.

Daytona automatique et Yacht-Master

En 1988, le Cosmograph Daytona devient automatique, avec un mouvement dérivé de l'El Primero de Zenith et profondément modifié par Rolex. En 1992, l'Yacht-Master traduit les liens de la marque avec la voile, entretenus depuis les années 1950. La Pearlmaster naît la même année.

Le mécénat

En 1976, pour les cinquante ans de l'Oyster, André J. Heiniger crée les Prix Rolex à l'esprit d'entreprise. Prévus comme un projet ponctuel, ils deviennent permanents et soutiennent des projets qui font progresser la connaissance ou le bien-être. Ils seront intégrés en 2019 à l'Initiative Perpetual Planet.

L'intégration verticale

En 1992, Patrick Heiniger succède à son père. Au milieu des années 1990, il engage la transformation la plus profonde de l'histoire de l'entreprise : Rolex rachète ses principaux fournisseurs et regroupe ses activités sur quatre sites industriels, à Genève et à Bienne. La marque maîtrise désormais la fabrication du mouvement, du boîtier, du bracelet et du cadran, et se dote d'une fonderie pour couler ses propres alliages d'or.

Repères

  1. 1970

    Rolex 5100, animée par le Beta 21.

  2. 1971

    Explorer II.

  3. 1976

    Création des Prix Rolex à l'esprit d'entreprise.

  4. 1977

    Oysterquartz.

  5. 1978

    Sea-Dweller 4000, étanche à 1 220 mètres.

  6. 1982

    GMT-Master II.

  7. 1988

    Cosmograph Daytona automatique.

  8. 1992

    Yacht-Master et Pearlmaster ; Patrick Heiniger prend la direction.

  9. Années 1990

    Intégration verticale et fonderie d'or.

Sources : Rolex SA, Historique de Rolex, Hans Wilsdorf, un visionnaire par excellence et Rolex, un trait de génie en cinq lettres (dossiers de presse, 2024) ; newsroom Rolex. Les dates de production des références sont recoupées dans le registre du Rolexograph.